Shepard Fairey, de la rue à la Maison Blanche

Part. 1:


par Mediapart

En février 2011, lorsque nous l'avions rencontré dans son atelier de Los Angeles, l'artiste Shepard Fairey était en liberté conditionnelle et s'apprêtait à être exposé au Moca. Son histoire, c'est une grande partie de celle de l'art urbain et des mouvements skate et punk-rock de Californie. Depuis ses premiers collages illégaux en 1989, Shepard Fairey a souvent été enfermé entre les murs des commissariats et des musées, parfois en même temps. Lorsque la ville de Boston accueillait en 2009 sa première rétrospective pour couronner ses 20 ans de parcours, l'artiste a passé la nuit du vernissage au poste. En chemin pour le musée, la police l'avait arrêté en flagrant délit, collant encore et toujours ses œuvres XXL dans les rues.

Les sirènes de police n'ont pas chanté lors de son récent passage à Paris. A part quelques autocollants collés à la sauvette dans la rue et le métro, l'artiste n'a pas enfreint les lois : Shepard Fairey était ici en famille, avec sa femme, ses deux enfants et ses trois assistants qui le suivent depuis une dizaine d'années. L'artiste et son équipe présentaient la sortie officielle de sa veste en jean Levi's, avant d'aller peindre la grisaille des barres d'immeubles du XIIIe arrondissement de Paris avec une fresque de 40 mètres de haut, rue Jeanne-d'Arc (lire notre Boîte noire). Entretiens inédits.

Part. 2 :


par Mediapart

Lire ici , et sur Mediapart