Mohamed Bourouissa, l'art des tensions


par Mediapart

Alors que certains tentent de faire entrer l’art dans les prisons, Mohamed Bourouissa fait entrer la prison dans l’art. Et par la grande porte, sans dynamite mais à l’aide de simples échanges de SMS et MMS avec un détenu. Temps mort, c’est d’abord un titre en hommage au premier album solo de Booba. Le sujet? Une correspondance entre l’artiste et un ami en taule, renvoyant à la chanson «La lettre» de Lunatic, classique du rap français des années 2000. Ni papier ni plume ni rime, ici les échanges se font clandestinement par SMS et MMS, en version originale: images pixellisées, langage des cités, en phonétique. «C’est plus rapide, c’est tout.» Les images sont compressées, le langage aussi. Tout comme les détenus, surpopulation carcérale oblige.

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